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La communication publique territoriale

            Ecartelée entre espoir magique et crainte de sorcellerie

La communication publique territoriale évolue très rapidement cherchant d'une part l'efficacité et d'autre part une légitimité qui ne lui est pas toujours reconnue. Elle doit encore s'affranchir du soupçon récurrent de propagande.


Dans les années 70, le concept mal maîtrisé de communication citoyenne a surtout définitivement chassé le tambour de ville qui lisait encore les arrêtés dans les campagnes. Mai 68 a fait émerger de nouveaux besoins comme celui d'être informé. L'objectif est ambitieux puisque la gauche aspire à "l'autogestion" et même les héritiers du général De Gaulle ont longtemps parlé de "participation".

 
Paradoxalement, l'arrivée de la Gauche en 81 rimera avec déclin des idéologies et le libéralisme, jugé pragmatique,  devient une idée à la mode. L'entreprise est désormais le modèle et les maires les plus en pointe n'hésitent plus à faire de la "publicité".  Mais cette com flamboyante, s'affranchit parfois des règles des marchés publics et les "affaires" montrent que le financement des campagnes électorales en a quelquefois profité.

Le législateur a donc mis de l'ordre à tout ça et les juristes ont alors mis leur nez dans les services de com pour le plus grand bien de la démocratie.

On s'interroge alors sur le sens du mot communication et on se rappelle que le mot désigne davantage un échange, plutôt qu'une information à sens unique. Peut-être influencé par Dolto, on découvre que le récepteur est "une personne" et pas un objet inerte que l'on peut gaver comme une oie.

Mais très vite, c'est internet qui va  bouleverser la donne. Quel magnifique outil de communication! Dès le milieu des années 90, les grandes villes inaugurent en grande pompe leur nouveau site en vantant la modernité de leurs élus. Mais en réalité, on s'interesse d'avantage aux retombées dans la presse locale qu'à l'utilité de ce qui reste un gadget alors que le bas débit rend encore laborieuses les connections.

Dans les années 2000, les conditions sont très différentes. La crise des finances publiques s'ajoute aux contraintes administratives et oblige à une certaine modestie dans les dépenses alors que les affiches 4x3 sont maintenant vues avec suspicion. Comme les progrès technologiques sont au rendez-vous, internet peut se tailler la part du lion.

Sur le terrain, les élus continuent de serrer les mains et d'honorer de leur présence les manifestations officielles des associations mais ils doivent maintenant également mettre en place des dispositifs pour mettre en oeuvre "la concertation" qui permettra de justifier les décisions prises et de répondre aux obligations légales. Mais le coeur n'y est pas toujours et le formalisme l'emporte parfois sur la réalité du dialogue instauré.

Certes, cette modestie a permis à la Com territoriale de gagner en légitimité. Ainsi, Cap Com, la réunion annuelle des communicants locaux, bénéficie en 2013 de la publicité sur France Inter pour annoncer l'événement de La Rochelle. Mais c'est là aussi au prix d'une relative modestie. Le message nous dit que les communicants "informent" les habitants sur les services publics. Visiblement les communicants territoriaux devront encore quelque temps se contenter de faire de l'information en faisant  autant que possible la sourde oreille aux tentatives d' influences pour y mêler un brin de propagande.

Aujourd'hui, le web 2.0 a envahi la vie des français mais il reste encore un défit pour bien des collectivités. C'est un nouvel enjeu pour la communication publique qui va devoir s'emparer des problématiques d'interactivité et des réseaux sociaux.

Pourtant, alors que ce web 2.0 rythme la vie américaine et a servi de socle à la victoire d'un président de couleur, en France, les professionnels de la com sont freinés. En 2013, le site de la Présidence de la République témoigne de cette réticence (1). Mais la génération des trentenaires pousse fort et les smartphones sont dans toutes les poches.

Bien entendu, il est prudent de se garder de tout "angélisme" comme celui de Victor Hugo qui annonçait la fin des guerres grâce au développement du chemin de fer et de la communication entre les hommes. Mais il est peu probable que les réseaux sociaux restent indéfiniment le lieu d'expression des aigris. Ils seront ce que nous en ferons.

Et prenons nous à rêver une minute. Est-ce que nous n'allons pas nous en servir pour mettre en oeuvre la politique de concertation si difficile à mettre utilement en pratique? Cetes il faudra réguler, il faudra alimenter, mais c'est un bel enjeu.


(1) L'Homme sans com - Denis Pingaud - Editions du Seuil - octobre 2013


 

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NouveauLes Communicants publics ont désormais leur code

Les textes relatifs aux relations entre l'administration et le public sont maintenant codifiés sur la base de l'ordonnance du 23 octobre 2015 pour la partie législative et le décret du même jour pour la partie règlementaire.

Le rassemblement de nombreux textes épars dans un même document devrait considérablement sécuriser l'action des communicants.

Le code


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Denière mise à jour le 6/07/2016

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